Tout converge vers Octobre 2011
Auj. à 00:01
On s'achemine vers un défaut de la Grèce, probablement à la mi-octobre :
La décision de l'UE de verser la sixieme tranche d'aide du premier plan (on ne parle même pas de celui du 21 juillet !) a été reportée au mois d'octobre, en indiquant bien que l'UE s'alignera sur la position du FMI.
Les experts du FMI avaient quittés subitement la table des négociations...reportant leur décision en octobre...
La décision des banques centrales (BCE, Suisse, Angelterre, Japon) d'approvisionner les banques en dollars (puisque les ricains ne veulent prêter à nos banques) ont affirmés que...la première injection aura lieu...à la mi-octobre (trois jours après la décision du FMI et de l'UE).
Conséquences : les banques, en particulier européennes mais pas que..., vont passer un sale quart-d'heure...ou une sale décennie !
En effet, le défaut de la Grèce occasionnera des pertes sèches sur fonds propres pour les baques et compagnies d'assurances; en outre, elles devront indemniser leur clients en fonds en euros (Générali a déjà commencé...); de plus, les produits structurés "à capital garantis", délivrés aux particuliers en masse, sont le plus souvent structurés à 80% par des obligations (quant à la nature desquelles il n'y a aucune information...je vous assure qu'il s'agit de titres peu recommandables), et le reste par des options - la garantie en capital de ces produits devra être assumée par les banques et les asset managers (procès en perspective en grand nombre ... et la SG qui est leader mondial !).
Enfin, last but not least, on déclenchera les CDS : ce qui devrait étendre largement au-delà des banques européennes, la crise grecque.
Et là, on aura ouvert la boite de Pandore : les investisseurs en obligations d'Etat et au capital des banques devront savoir qu'il faut, dorénavant, exiger une prime de risque sur ces obligations d'Etat !
Après, tout dépendra de la solidité des banques a assumer ces chocs.
Mais je ne vois pas comment éviter un credit crunch d'importance, au moins de courte durée, et une contagion à l'économie réelle immédiate.
Je ne vois pas comment éviter une hausse des taux portugais, italiens, espagnols, etc...
Si le plan Obama, comme c'est probable (?), ne sera pas voté du fait du blocage des républicains et Tea party, il ne restera plus que les banques centrales pour éventuellement inonder le monde de monnaies fraichement imprimées...
Si une telle création monétaire a la vertu de soutenir dans un temps court, les banques, nous ne pouvons oublier que le QE2 a provoqué une hausse brutale des matières premières, et contribué dans une très large mesure au très fort ralentissement économique que nous connaissons.
Si l'on recommence (on parle déjà de 5000 Mds USD rien que pour la BCE à partir d'octobre...), les mêmes effets suivront.