Londres (awp/afp) - L'or et l'argent ont atteint de nouveaux sommets mardi, poussés notamment par les tensions géopolitiques entre Washington et Caracas et la perspective de baisses des taux américains, le cuivre touchant lui aussi un record.
L'or, valeur refuge, a grimpé à un nouveau record de 4497,74 dollars l'once (31,1 g). C'est aussi le cas de l'argent, qui s'est hissé mardi à 70,6725 dollars l'once.
Ces deux métaux précieux surfent sur le risque géopolitique entre les Etats-Unis et le Venezuela, Donald Trump ayant encore accru la pression lundi en affirmant qu'il serait "sage" pour le président Nicolas Maduro de quitter le pouvoir.
Le cuivre, qui sert à construire des panneaux solaires, des batteries pour véhicules électriques ou encore des centres de données, a lui aussi atteint un prix inédit, montant mardi à 12'159,50 dollars la tonne.
"L'argent et surtout le cuivre bénéficient d'un soutien structurel lié à la transition énergétique, à l'électrification et aux besoins colossaux des infrastructures numériques et de l'intelligence artificielle", relève John Plassard, analyste de Cité Gestion Private Bank.
La crainte de l'annonce de droits de douane américains sur le cuivre raffiné soutient aussi le cours du métal rouge.
Utilisés dans la fabrication de catalyseurs automobiles, le platine a pour sa part touché mardi un plus haut depuis mai 2008, à 2214,58 dollars l'once, et le palladium a atteint un sommet depuis décembre 2022, à 1849,58 dollars l'once.
"L'anticipation de baisses de taux aux États-Unis en 2026" soutient aussi les métaux précieux, rapporte M. Plassard.
Mais cette même perspective plombe dans le même temps le billet vert, qui lâchait 0,13% à la monnaie unique européenne vers 14H10 GMT (15H10 à Paris), à 1,1777 dollar pour un euro.
L'annonce mardi d'une croissance américaine de 4,3% en rythme annualisé au troisième trimestre, contre 3,2% attendu par le consensus des analystes de Marketwatch, a légèrement ralenti cette baisse.
La monnaie nippone grimpait cependant particulièrement face à la devise américaine, gagnant 0,39%, à 156,44 yens pour un dollar.
La ministre des Finances Satsuki Katayama a indiqué à Bloomberg que le Japon avait "carte blanche" pour prendre "des mesures audacieuses" contre des mouvements de change "clairement pas conformes aux fondamentaux, mais plutôt spéculatifs".
"Le yen s'est renforcé après la publication de ces déclarations", constatent les analystes de la Deutsche Bank.
Il avait chuté vendredi bien que la Banque du Japon ait remonté son taux directeur à un niveau inédit depuis 30 ans, en raison de la prudence de son gouverneur sur de nouvelles hausses de taux.
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